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Charte des Ecocentres de France
En 2003, a été créé l’Écocentre du Périgord.
Le terme « Écocentre » avec le sous titre « l’écologie pratique » a alors été déposé au registre des marques de l’INPI par Jocelyne Cambuzat. Cette protection a pour seul but de réserver l’utilisation du nom à des entités partageant les mêmes préoccupations en terme d’écologie, poursuivant les mêmes objectifs et mettant en face les moyens appropriés pour les atteindre. Il n’est question que d’exclure les activités à finalité exclusivement ou principalement commerciale ou les structures mises en place soit pour promouvoir une marque ou un fabricant, une filière particulière, soit encadrées par du personnel politique ou dépendant d’un mouvement sectaire.
Cette charte ne définit en aucun cas un modèle physique d’Écocentre qui serait reproduit à l’identique d’un lieu à l’autre ; au contraire, il est impératif que chaque Écocentre soit conçu en fonction des données locales et soit en osmose avec son milieu, tant au plan humain que géographique et économique.
La philosophie générale des Écocentres se fonde à la fois sur une approche globale (écologique et économique) et une réflexion locale. Elle tient dans la formule « penser global pour agir local » Elle ne se limite pas à la transmission de recettes techniques mais cherche à articuler de façon cohérente réflexion et action. L’axe principal –voire fondateur- de l’action d’un Écocentre est celui de la CREEE (construction respectant l’environnement et économe en énergie), couvrant bien sûr les problématiques de l’eau, du sol, des énergies renouvelables, des modes de vie non dispendieux, des déchets, de la pollution chimique, des transports. En fait, un thème les recouvre tous : celui du respect de la vie, de la santé et de la diversité biologique. En clair, aucun des thèmes n’est à exclure pour autant qu’il mène à une bonne compréhension puis à une pratique sensée, de ce que l’on appelle la décroissance positive (« consommer moins pour vivre mieux »)
L’utilisation du mot « Écocentre » et l’adhésion concomitante au réseau des Écocentres est conditionnée :
L’engagement du signataire se décline en quatre volets : les activités proposée,s les moyens, les partenariats, les financements
Le signataire s’engage à proposer en permanence au moins quatre des six activités suivantes, assorties d’objectifs compatibles avec la philosophie générale des Écocentres
Information du public : une information objective est donnée au public sur les écoprocédés, les écomatériaux, les matériaux locaux, les produits sains, les énergies renouvelables, la gestion de l’eau, etc. Cela peut se faire sous forme:
mais le tout doit s’appuyer sur de véritables compétences, portées par du personnel permanent ou des bénévoles.
Appui aux autoconstructeurs : l’Écocentre accompagne les autoconstructeurs qui en font la demande à toutes les étapes du processus, de la conception au chantier en passant par le choix des procédés constructifs et des matériaux.
Sensibilisation des jeunes publics : accueil de jeunes sur le site, hors temps scolaire, ou par délocalisation de la prestation dans le cadre scolaire.
Formation professionnelle adultes : l’Écocentre propose des stages de formation sous forme de modules courts ou de formations professionnalisantes, de plus longue durée et « à la carte » Expérimentation, recherche : le site de l’Écocentre se prête particulièrement bien à l’expérimentation sur les matériaux, les produits et les procédés.
Valorisation de l’éco-développement à finalité sociale et économique : l’Écocentre s’implique, entre autre, dans trois directions qui s’avèrent d’ailleurs complémentaires : la promotion des ressources locales et/ou les transferts de connaissances nord-sud autant que sud-nord et/ou la mise au point d’habitats à faible coût (plus ou moins auto-construits). La promotion des ressources locales consiste à faire utiliser prioritairement les techniques, matériaux et matières premières disponibles dans un rayon limité autour de la zone d’influence de l’Écocentre.
Les transferts amiables de technologies avec les pays du sud sont enrichissants pour les deux parties. L’écocentre peut contribuer à trouver des financements dans sa zone d’influence en « coopération décentralisée » et peut faire financer le séjour en Europe de ressortissants des pays du sud susceptibles de transmettre des savoir-faire traditionnels (p.e. voûte terre crue, banco, tadelakt, etc.)
La participation à la mise au point d’habitat à faible coût s’inscrit dans un processus à finalité sociale et s’oriente essentiellement vers les publics dits « en difficulté »
Un lieu : l’Écocentre est matérialisé en un lieu physique, dans des bâtiments existants ou créés pour. Il doit présenter un maximum d’exemples en vraie grandeur d’écomatériaux et d’écoprocédés. Son environnement, qu’il soit naturel ou artificiel, rural ou urbain, doit être en cohérence avec la démarche globale des Écocentres.
Des personnes : la ressource humaine est constituée, autant que de besoin, de personnes salariées, bénévoles, stagiaires, ou de prestataires (dans le cas d’artisans ou d’architectes, par exemple). Leur motivation doit être clairement en harmonie avec les finalités du lieu. Elles doivent disposer des compétences ad hoc ou faire le nécessaire pour les acquérir rapidement.
En amont : l’Écocentre peut être partie prenante de partenariats avec toute collectivité territoriale, agence ou délégation régionale de l’Etat, Parc naturel, chambre consulaire, ou tout autre organisme public ou parapublic, à la condition absolue que cela ne compromette en rien son indépendance, son expression libre et son droit de critique.
A niveau : les partenaires naturels de l’Écocentre sont toutes les associations, collectivités locales et entités (y inclus commerciales) poursuivant les mêmes objectifs, notamment et surtout sur la zone d’influence territoriale de l’Écocentre.
Le réseau : l’adhésion au réseau des Écocentres, inhérente à l’utilisation du mot « Écocentre », n’est pas optionnelle. A partir d’une masse critique –évaluée à une dizaine d’Écocentres en France- une communication commune sera mise en place, et une économie d’échelle sera recherchée systématiquement : édition, programmes de formation, échanges de formateurs, production d’expositions, etc..
Tous types de financements sont autorisés, tant en investissements qu’en fonctionnement. Cela sous la réserve express que le financement n’implique pas une forme de dépendance de l’Écocentre à l’égard du financeur, qui lui interdirait sa liberté d’expression et de choix.
Il est demandé à la structure souhaitant adhérer au réseau des Écocentres et faire figurer le mot Écocentre dans son titre ou sa marque, de procéder de la façon suivante :
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